DACHAU : NE JAMAIS OUBLIER…

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Photo de Dachau

Le 16 mars 2018, j’ai visité le Mémorial du camp de concentration de Dachau, situé à quelques kilomètres de Munich ; ce fut, pour moi, l’occasion de découvrir un lieu chargé d’histoire, regroupant à la fois un cimetière, un musée, des baraquements, des chambres à gaz et des fours crématoires. C’est un véritable lieu d’apprentissage….

Tout d’abord, il est essentiel de souligner l’importance historique de ce site, lieu de Mémoire, pour se rendre compte de l’ampleur de l’organisation nazie et l’insupportable réalité de la barbarie nazie.

Le premier camp de concentration

Le 22 mars 1933, le premier camp de concentration pour prisonniers politiques est érigé à Dachau. Par la suite, ce camp fut un lieu d’internement pour les Juifs de Bavière, les prisonniers de guerre soviétiques, les homosexuels et les Tsiganes. Le camp de Dachau fut utilisé comme modèle d’organisation pour d’autres camps de la mort comme Buchenwald et Treblinka. Au total, le camp a reçu plus de 200 000 prisonniers et plus de 43 000 personnes y ont péri, assassinées par les nazis ou victimes des effroyables conditions de vie.

La porte

Le Comité International de Dachau, représentant des anciens déportés, a joué un rôle central dans la mise en place des visites camp. En effet, dès 2005, à la demande des anciens déportés, l’entrée pour la visite du camp se fait par la porte qu’empruntaient les prisonniers et où on peut lire l’inscription « Arbeit macht frei » (« le travail rend libre »). Cette inscription reflète à la perfection la cruauté du régime nazi et permet au visiteur, dès le début de la visite, d’entrevoir la vie au sein du camp.

L'inscription «Arbeit macht frei»

Deux baraquements

A l’intérieur du camp, deux baraquements sur trente-quatre ont été reconstitués ; les fondations des autres restent néanmoins toujours visibles. Le camp a été conçu pour contenir 5 000 prisonniers mais, en réalité, en 1944, il en comptait 30 000.

Les lits

A l’intérieur des baraquements, j’ai pu me rendre compte des effroyables conditions de vie des prisonniers, qui dormaient dans les lits superposés...

Endroit pour se laver
Endroit pour faire leur besoins

et qui devaient se laver et faire leurs besoins sans aucune intimité.

La place de l'appel

Sur la place de l’appel où les détenus devaient se présenter matin et soir, quelles que soient les conditions climatiques, un monument a été érigé.

Le musée

Le musée de Dachau est installé dans les anciens bâtiments de l’administration du camp ; ce musée décrypte l’organisation des camps de concentration en Allemagne et en Europe, en détaillant le modèle de Dachau ; des témoignages, photographies, documents d’époque retracent l’histoire du camp, le quotidien des prisonniers, le travail forcé, les expériences médicales, les exécutions de masse et la libération du camp par les soldats américains le 29 avril 1945.

Les chambres à gaz

La fin de la visite fut consacrée aux chambres à gaz et aux deux fours crématoires, situés à proximité du camp : seuls les détenus affectés à ce travail étaient autorisés à accéder à cette zone.Soit les prisonniers étaient exécutés à l’arrière des fours crématoires par leurs tortionnaires, soit ils étaient gazés, pour ensuite, être brûlés dans les fours crématoires. Les fours étaient le plus souvent actifs jour et nuit. A la fin de l’année 1944, la capacité des fours ne suffisait plus pour la crémation des très nombreux corps provenant du camp.

Les fours crématoires

Les cadavres découverts par l'armée américains

A la libération du camp, l’armée américaine trouva de nombreux cadavres, laissés dans les fours crématoires. Les photos qu’elle prit firent le tour du monde et montrèrent la cruauté et les conséquences de la politique de persécution et d’extermination mise en place par le régime national-socialiste.

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Ainsi, j’ai pu appréhender l’horreur qui régnait au sein du camp : journées de travail sans fin, actes de torture et de terreur au quotidien, manque de nourriture, d’hygiène, maladies telles que le typhus.

Pour moi, cette visite fut bouleversante et j’espère avoir fait œuvre de mémoire avec ce témoignage.

Ségolène CHENIN,
membre du Comité de Côte-d’Or de la Fondation Maréchal de Lattre
– Etudiante à Luxembourg (droit privé luxembourgeois) -

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