LES PARACHUTAGES

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OPERATIONS NOCTURNES

Il y aura bientôt 70 ans, les premiers parachutages d'armes arrivaient sur l'Europe occupée et sur notre région.
Si, pour les acteurs de cette sombre période, cette page fera ressurgir les souvenirs des longues heures d'attente les nuits de pleine lune, il nous a semblé intéressant de faire découvrir aux jeunes générations ce que pouvaient être ces opérations nocturnes et surtout à quoi ressemblaient les différents containers.
Le contenu de ces pages n'aura pas la prétention d'être exhaustif : nous l'avons voulu volontairement simple, afin de décrire ce matériel le plus couramment rencontré dans notre région.
Nous rappellerons pour mémoire que ces opérations, commandées par le S.O.E. (Service Operations Executive : Direction des opérations spéciales)et le B.C.R.A (Bureau Central de renseignement et d'Action), ont été effectuées par divers appareils de la R.A.F. (Royal Air Force) tels que les WELLINGTON, HALIFAX STIRLING.
S'ils apportèrent l'espérance à la Résistance, beaucoup d'équipages très jeunes y laissèrent la vie.

PRINCIPE DU CONTAINER

Photo d'un container C en position verticale

Le container C set un cylindre de tôle de 1,70 m de long pour un diamètre d'un peu moins de 40 cm, s'ouvrant en deux dans le sens de sa longueur.
Il était composé de deux demi-coques nervurées, assemblées d'un côté par des charnières et de l'autre par trois verrous fermés par des clavettes. Pourvu de 4 poignées ,elles permettaient son transport par 4 personnes; son poids pouvait aller jusqu'à environ 150 kg en fonction de son chargement.
Sur la partie supérieurese trouvait une cage de même diamètre renfermant un parachute.
A l'autre extrémité, un amortisseur - soit en tôle, soit en caoutchouc - permettait de modérer le choc au contact du sol.
Sur une des demi-coques était soudé un crochet permettant de le fixer dans la soute à bombes.

Avec compartiements, ou sans...

Photo d'un container C non compartimenté contenant deux fusils

Ces containers pouvaient être divisés en trois compartiments par le positionnement de trois disques en contreplaqué. Cette formulation permettait le transport de cellules contenant le petit matériel, tels que grenades, cartouches, pièges, mais des tonnelets d'essence pouvaient être mis à leur place.
Le retrait des séparations permettait le transport des armes longues : fusils, fusil mitrailleur BREN, carabines enroulées dans des couvertures, le tout calé par des paquets de pansements, des habits, de la paille, des tracts (le courrier de l'air) etc...

Photo d'un container C compartimenté en trois zones

Numérotés

Photo d'un numéro d'un container

Ce type de container portait une numérotation permettant de connaître son contenu standardisé, répondant ainsi à une commande bien précise de chaque maquis.
Enfin, afin de faciliter le comptage lors de la réception, un chiffre et une lettre noire imprimés sur papier blanc d'environ 20 cm, collés sur chaque container (par exemple 5 P) indiquaient à l'équipe de réception combien de « colis « avaient été largués.
L'absence d'un container obligeait l'équipe à de longues et pénibles recherches pour le retrouver.

LE PARACHUTE

Photo du sac d'un parachute

Il est composé d'un sac et d'une voile de couleur, généralement en soie ou en nylon.
Le sac se compose d'un sac de forme cylindrique, confectionné en forte toile marron d'environ 35 cm de diamètre et d'une vingtaine de centimètres de hauteur; 6 rabats l'obturent par un système d'oeillets se fichant dans une boucle en câble métallique.
Une étiquette blanche, cousue sur le côté, d'environ 10 cm par 8, donne diverses références et en particulier sur la couleur de la voile; mais parfois cette indication de couleur est imprimée directement sur le sac.
Il s'engage dans la cage du container: une sangle, équipée de deux mousquetons sortant de part et d'autre du sac, permet son arrimage.

Photo de l'étiquette cousue sur un sac de parachute

La voile

Photo d'atterissage d'un parachutiste en tenue avec la voile encore déployée

Elle a la forme d'une coupole 8 m 50 de diamètre. A son sommet se trouve une cheminée relié par de courtes suspentes; un extracteur (grand ressort recouvert de toile), attaché aux suspentes, en facilite l'extraction.
A la base de la coupole partent des suspentes venant se nouer sur une boucle ou sur deux anneaux métalliques.
Contrairement aux troupes aéroportées de cette époque, la couleur des voiles n'apportait aucune indication sur le contenu des containers.

Un renseignement !

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Comme je l'ai précisé précédemment, cette étude est très succincte et je me tiens à la disposition de tous pour d'autres renseignements.
Si des personnes avaient connaissance de containers particuliers, même en mauvais état, c'est avec plaisir que j'effectuerai quelques photos.

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